La taille

La taille était un impôt seigneurial qui, partout, se levait à volonté.  De toutes les charges qui pesaient sur les tenanciers, elle était celle qui se prêtait le mieux à l’arbitraire des seigneurs médiévaux.  Ce fut donc contre elle que se manifestèrent, au premier chef, les réactions des XIIe et XIIIe siècles qui aboutirent aux règlements d’avouerie, de mairie et aux chartes-lois.

Le règlement d’avouerie de Saintes (1173) n’aborde toutefois pas la question.  Il est vrai que l’affranchissement des masses paysannes ne s’effectua que par étapes successives : la taille, les corvées, etc. ne furent pas toutes réglées au même moment.  Il fallut souvent plusieurs transactions, accords ou règlements pour aboutir au résultat final.  Ces accords ne faisaient d’ailleurs pas toujours l’objet d’un acte écrit.

Souvent, la taille était rachetée par les collectivités moyennant le payement annuel d’une somme globale répartie sur tous les habitants, proportionnellement à leurs facultés réelles.  Ce fut peut-être le cas à Saintes.  La taille, bien que très probablement perçue par le seigneur de Saintes, n’a pas laissé de traces dans nos archives.

 

© Luc DELPORTE – 06/11/2017

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