Les droits seigneuriaux : les eaux et le droit de pêche

Les droits seigneuriaux : les eaux et le droit de pêche

Les eaux (rivières, étangs) dépendaient de la réserve seigneuriale.  Les manants n’étaient pas autorisés à y pêcher librement, ni à y prélever la force motrice nécessaire aux moulins à eaux.  Pour cela, il fallait l’autorisation du seigneur.

Les cours d’eau étaient peu importants à Saintes et seules quelques timides mentions nous renseignent sur l’existence de viviers dans la localité.

Au XIIe siècle, l’abbaye de Lobbes possédait des viviers dans sa villa de Saintes.  L’avoué ne pouvait d’ailleurs prétendre à aucun droit sur ces derniers.

Le « fief de Thienebecque », qui relevait du seigneur de Saintes et appartenait aux « dou Pont » au XIVe siècle, consistait, entre autres, « en euwes ».  [P. RUELLE, Actes, p. 25-34]

La co-seigneurie du Laubecq, partagée entre les premiers seigneurs de la maison d’Enghien-Ramerupt et l’abbaye de Lobbes, consistait également en « yauwes ». [AEM, OP, 858].

Un relief de la seigneurie de Saintes à la fin de l’Ancien Régime signale parmi les éléments de la terre de Saintes les « rivières » et « pêcheries en icelles ».

Dernière version : 29/11/2013 – © Luc DELPORTE

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