La propriété foncière dans la région au IXe siècle

La propriété foncière dans la région au IXe siècle

Les sources dont nous disposons – polyptyque et listes des biens de l’abbaye de Lobbes, diplômes des différents souverains en faveur des abbayes, chroniques et annales d’institutions religieuses, vies de saints, … – ne permettent pas de dresser un état des lieux de la grande propriété foncière dans la région avant le IXe s.

Bien sûr, l’archéologie et la toponymie attestent, sans équivoque, que la région était peuplée bien avant cela (par des Celtes et par la suite par les Gallo-romains) et qu’elle connut un mode d’organisation poussé.  Mais la continuité entre ces structures antiques et les villages que nous connaissons encore actuellement n’est pas formellement établie.  Mieux, ces structures semblent même parfois être en total décalage par rapport aux terroirs et à leurs centres, tels qu’ils se constituent dès le Haut Moye Age.  La filiation entre les villae carolingiennes et nos villages est, par contre, parfaitement établie.

 La villa de Saintes est clairement attestée et même décrite avec précision par les sources, dont les plus anciennes remontent au IXe s.  Saintes est cependant loin d’être le seul grand domaine de la région à l’époque carolingienne.  Beaucoup de ces villae appartenaient aux grandes abbayes et nous sont, de ce fait, connues ; d’autres restèrent aux mains de l’aristocratie et ne laissèrent dès lors guère de traces dans les documents.

Les domaines d’abbayes

  • E. DE MOREAU, Les abbayes de Belgique (VIIe-XIIe siècles), Bruxelles, 1952. (Collection « Notre Passé »).
  • L. VAN DER ESSEN, Le siècle des saints (625-739). Etude sur les origines de la Belgique chrétienne, Bruxelles, 1943. (Collection « Notre Passé »).
  • J. VERBESSELT, De invloed van de abdijen op onze dorpen, dans ESB, t. 67, 1984, pp. ??.

Avec la fondation des premières abbayes et l’évangélisation des campagnes, on assiste à un transfert important de la grande propriété foncière de l’aristocratie vers les monastères nouvellement fondés.  Nous ne sommes malheureusement pas très bien renseignés sur ce phénomène pourtant capital.  Notre information provient surtout de récits hagiographiques, de chroniques relatant la fondation et les premières années de ces abbayes, ou encore de la tradition.

Le sort de la région semble intimement lié à trois familles mérovingiennes et aux abbayes qu’elles fondèrent ou dotèrent.

La plus importante et la plus riche sans doute de ces familles est celle des Pépinides.  Itte, veuve du maire du palais Pépin de Landen, et sa fille Gertrude fondent l’abbaye de Nivelles et la dotent de son patrimoine primitif.

Le second groupe familial est à l’origine de plusieurs fondations monastiques.  Waudru, fonde l’abbaye de Mons, sa sœur Aldegonde, celle de Maubeuge, et le mari de la première, Madelgaire-Vincent, les abbayes d’Haumont et de Soignies.

Une troisième famille enfin, en apparence moins importante, mais à laquelle se rattache le domaine de Saintes, doit être citée.  Il s’agit de celle de Wiger et Amelberge et de leur fille Renelde.  Ici pas de fondation monastique familiale, mais des liens très étroits existent avec l’abbaye de Lobbes, principalement, mais aussi avec celle de Maubeuge.

L’abbaye Sainte-Gertrude de Nivelles

  • J. TARLIER et A. WAUTERS, Ville de Nivelles, Bruxelles, 1862.
  • A. VAN LOEY, Onomastiese studie over een oorkonde in Brabant d.d. 966, dans Bulletin de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie, t. 4, 1930, pp. 51-73.
  • M.-A. ARNOULD, Etude de quelques noms cités dans le diplôme d’Otton 1er pour le monastère de Nivelles (24 janvier 966), dans Bulletin de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie, t. 12, 1938, pp. 303-320.
  • B. DELANNE, Contribution à l’étude du domaine de l’abbaye de Nivelles, dans ASANivelles, t. 13, 1942-1943, pp. 15-62.
  • B. DELANNE, Histoire de la ville de Nivelles, dans ASANivelles, t. 14, 1944.
  • J.J. HOEBANX, L’Abbaye de Nivelles des origines au XIVe siècle, Bruxelles, 1952. (Académie Royale de Belgique, Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques, Mémoires, coll. In-8°, t. 46, fasc. 4).
  • J.J. HOEBANX, Nivelles est-elle brabançonne au Moyen Age ?, dans RBPH, t. 41, 1963, pp. 361-396.
  • J.J. HOEBANX, Abbaye de Nivelles, dans Monasticon belge, t. 4, Province de Brabant, vol. 1, Liège, 1964, pp. 267-303.

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L’abbaye la plus richement possessionnée dans les environs de Saintes était, sans conteste, l’abbaye Sainte-Gertrude de Nivelles.  Cette abbaye double (hommes et femmes) a été fondée par saint Amand, évêque de Tongres, à la demande d’Itte, vers 647-650.  Itte et sa fille Gertrude établissent la nouvelle abbaye dans leur villa nivelloise.

Les textes relatifs à la fondation de l’abbaye de Nivelles signalent qu’Itte et Gertrude firent donation d’un grand nombre de domaines à l’institution à laquelle elles venaient de donner naissance.  Mais les sources n’identifient malheureusement pas ces domaines.  On en est donc réduit à supposer qu’un certain nombre de ceux que les textes du IXe siècle mentionnent alors dans le temporel de l’abbaye devaient avoir fait partie de la donation primitive.

Une partie de ce temporel nous est connue grâce à un diplôme de Charles le Chauve, en date du 9 juillet 877.  Ce premier document est confirmé par un second acte, du 26 juillet 897, émanant du roi Zwentibold.  Ces deux diplômes énumèrent les domaines qui sont rattachés à la mense conventuelle et à l’hôpital du monastère.

Dans notre région, on distingue deux groupes, que l’on a pris l’habitude de qualifier de groupe thiois, à savoir les domaines de Gooik, Lennik (Les deux Lennik, O.-L.-Vrouw-Lombeek, Eizeringen, Schepdaal, Sint-Gertrude-Pede, Godveerdegem, Gaasbeek et une partie de Strijtem), et Wambeek (Wambeek, Sint-Katharina-Lombeek et Ternat), et de groupe wallon, à savoir les domaines de Tubize (Tubize, Oisquercq et Clabecq), Ittre (avec Samme), Rebecq, Hennuyères et Baulers.  On y ajoutera Monstreux, réservé à l’hôpital, et bien sûr le très vaste domaine de Nivelles, où est établie l’abbaye.  Notons que ces documents ne font pas état des domaines qui relevaient de la mense abbatiale.  Or, ils devaient être nombreux et nul doute que certains d’entre eux étaient situés dans les environs de Nivelles.

L’abbaye Sainte-Waudru de Mons

  • GODEFROY MENILGLAISE (marquis de), Chronique de Hainaut rédigée par Gilbert chancelier du comte de Hainaut Baudouin V (1040-1195) traduite en français, Tournai, 1874, pp. 18-21 et 28-37.
  • L. DEVILLERS, Chartes du chapitre de Sainte-Waudru de Mons, 4 vol., Bruxelles, 1899-1913, vol. 1, pp. 1-3.
  • L. VANDERKINDERE, La chronique de Gislebert de Mons, Bruxelles, [1904 ?].  (Commission Royale d’Histoire, Recueil de textes pour servir à l’étude de l’histoire de Belgique, 1), pp. 10-13 et 18-27.
  • L. VERRIEST, Polyptyque du chapitre de Sainte-Waudru de Mons (1278-1279), dans Analectes pour servir à l’histoire ecclésiastique de la Belgique, t. 38-39, 1912-1913.
  • M. BRUWIER et M. GYSSELING, Les revenus, les biens et les droits de Sainte-Waudru de Mons à la fin du XIIe siècle, dans BCRH, t. 121, 1956, pp. 239-330.
  • A.-M. HELVETIUS, Abbayes, évêques et laïques. Une politique du pouvoir en Hainaut au Moyen Age (VIIe-XIe siècle), Bruxelles, 1994. (CCB, Collection Histoire in-8°, 92), pp. 45-59, 155-158, 235-246.

Vers 655-660, Waudru décida d’entreprendre la construction d’un monastère double sur la butte montoise et en devint le première abbesse.  La communauté masculine était placée sous le patronage de Saint-Pierre et les moniales sous celui de Notre-Dame.

L’abbaye montoise était presque aussi richement possessionnée dans les environs que celle de Nivelles.  Mais ici, aucun document remontant au Haut Moyen Age et énumérant les possessions de cette abbaye n’a malheureusement été conservé.  C’est donc sur la base d’une très ancienne tradition, déjà rapportée au XIIe siècle par Gislebert de Mons, que l’on se fonde pour établir que l’abbaye devait déjà posséder à cette époque les domaines de Kester (Kester, Oetingen et Herfelingen), de Herne (Herne, Tollembeek et Sint-Pieters-Kapelle), de Halle et de Braine-le-Château (Braine-le-Château et Haut-Ittre ?).  Elle possédait aussi la villa de Braine-la-Wilhotte, future Braine-le-Comte, qui lui venait, selon la même tradition, de sainte Aye, présentée comme la cousine de Waudru et la seconde abbesse du monastère.

L’examen des « polyptyques » plus récents (1194 et 1278-1279) confirme l’ancienneté de ces domaines.  Il ne fait aucun doute qu’ils existaient déjà plusieurs siècles auparavant et, même si la preuve formelle manque, il est vraisemblable qu’ils faisaient déjà partie des possessions du chapitre Sainte-Waudru au IXe siècle.

L’abbaye Saint-Pierre de Lobbes

  • J. VOS, Lobbes, son abbaye et son chapitre, 2 vol., Louvain, 1865.
  • U. BERLIERE, Abbaye de Lobbes, dans Monasticon belge, t. 1, 1890-1897, pp. 197-228.
  • U. BERLIERE, Les anciennes archives de l’abbaye de Lobbes, dans BCRH, 5e série, t. 10, 1900, pp. 15-64.
  • J. WARICHEZ, L’abbaye de Lobbes depuis les origines jusqu’en 1200, Louvain – Paris, 1909.
  • J. WARICHEZ, Une « Descriptio villarum » de l’abbaye de Lobbes à l’époque carolingienne, dans BCRH, t. 78, 1909, pp. 249-267.
  • L. GENICOT, Donations de villae ou défrichements. Les origines du temporel de l’abbaye de Lobbes, dans Miscellanea historica in honorem Alberti De Meyer, Louvain-la-Neuve, 1946, pp. 286-297.
  • J.-P. DEVROEY, Le polyptyque et les listes de biens de l’abbaye Saint-Pierre de Lobbes (IXe-XIe siècles). Edition critique, Bruxelles, 1986. (Commission Royale d’Histoire).
  • C’est à titre d’hypothèses basées sur des arguments toponymiques et géographiques que B. Roobaert avance ses identifications.  Nous le remercions pour ces indications précieuses.

La date de fondation de l’abbaye de Lobbes n’est pas connue avec certitude.  Les auteurs la situe dans une fourchette allant de 636 à 654.  C’est cette dernière date qui est la plus communément admise.

La documentation sur le temporel de l’abbaye Saint-Pierre de Lobbes est riche.  Un polyptyque carolingien (868-869) a été conservé, de même que plusieurs listes de biens, dont la plus ancienne remonte aux environs de 889.  Ce monastère possédait dans la région, outre la villa de Saintes, les domaines de Virginal et de Heikruis.  Peut-être faudrait-il suivre B. Roobaert qui y ajoute aussi deux petits domaines du pagus de Brabant mentionnés par le polyptyque de l’abbaye mais demeurés jusqu’ici non identifiés, à savoir Offembais (à Rebecq) et Brucom (à Leeuw-Saint-Pierre).

L’abbaye Saint-Vincent de Soignies

  • U. BERLIERE, Monastère de Soignies, dans Monasticon belge, t. 1, Provinces de Namur et de Hainaut, Maredsous, 1890-1897, p. 315.

Après avoir fondé l’abbaye d’Haumont, Madelgaire-Vincent se retira dans son domaine de Soignies où il fonda un nouveau monastère, sans doute dans le 3e quart du VIIe siècle.

Cette abbaye, sur laquelle on est extrêmement mal renseigné faute de sources, devait certainement posséder des domaines dans la région, à commencer évidemment par Soignies.  Près de nous, il n’est pas impossible que Steenkerque ou Horrues aient fait partie des domaines sonégiens, mais il est impossible de le vérifier.

L’abbaye Saint-Pierre-et-Paul d’Haumont

  • bibliographie

 Avant de s’installer à Soignies et d’y terminer sa vie, Madelgaire-Vincent avait fondé l’abbaye d’Haumont, vers 653.  Des sources très tardives (fin XIe s.), mentionnent parmi les terres de l’abbaye un petit domaine de cinq manses situé à Saintes et un domaine plus important à Steenkerque, mais il est impossible de dire si ces possessions étaient anciennes ou non.

L’abbaye Sainte-Aldegonde de Maubeuge

  • bibliographie

 Aldegonde, sœur de Waudru, se retira également dans un monastère qu’elle fonda à Maubeuge au milieu du VIIe siècle.  Une tradition invérifiable, s’appuyant sur un faux document célèbre, le « testament de sainte Aldegonde », lui attribue la possession de nombreux domaines, parmi lesquels on trouve Feluy, Ecaussinnes ? …  Plus près de nous, Ham à Bierghes appartenait encore au XIIe siècle, en indivision, aux monastères Sainte-Waudru de Mons et Sainte-Aldegonde de Maubeuge.  Ce petit domaine, dont il ne reste alors plus que des lambeaux, présente à l’évidence les caractéristiques des vieux domaines carolingiens.  Son existence doit être tenue pour probable au IXe siècle, mais son appartenance à une époque aussi reculée aux abbayes de Mons et de Maubeuge, bien que possible, ne peut être garantie.

A tous ces domaines, propriétés de grandes institutions ecclésiastiques à l’époque carolingienne et connus parce qu’il ont été rattachés aux menses conventuelles, il faudrait encore ajouter ceux, très certainement aussi nombreux, qui passèrent dans les menses abbatiales.  Malheureusement, leurs noms n’ont pas été consignés dans les diplômes ou les sources de l’époque.  Nous ne pouvons donc que supposer qu’il devait y avoir davantage de villae que celles que nous avons énumérées.

 

Les domaines de l’aristocratie foncière

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Nul doute aussi qu’un grand nombre des domaines connus pour l’époque carolingienne – peut-être même tous – existaient déjà à l’époque mérovingienne et qu’ils ont d’abord appartenu à l’aristocratie foncière.  Mais dire si c’est lors de la fondation d’une abbaye ou plus tard qu’ils entrèrent dans le patrimoine du monastère est impossible, faute de sources probantes.

Reste la tradition – mais quelle valeur lui accorder ? – pour déterminer quels étaient les domaines qui remontent aux premiers moments des abbayes mérovingiennes.

La tradition autour de sainte Waudru place, notamment, les domaines de Kester, Herne, Halle et Braine-le-Château dans la dotation primitive de l’abbaye qu’elle fonda à Mons.

La vita de sainte Renelde raconte comment la sainte fit don à l’abbaye de Lobbes du domaine de Saintes et de 5 autres villae, qui ne sont malheureusement pas nommées, mais parmi lesquelles on place généralement Virginal.

Un faux célèbre, le testament de sainte Aldegonde, s’apparente à la tradition puisqu’il énumère les domaines que l’on considérait, à l’époque de sa rédaction, comme ayant fait partie de la dotation primitive du monastère de Maubeuge.  On y retrouve notamment Feluy, …

 Par contre, aucune indication ne nous est parvenue sur les dotations primitives de Nivelles, Soignies et Haumont.

 Bien des possessions de propriétaires laïques sont entrées dans le patrimoine des institutions religieuses depuis le VIIe siècle, mais il ne faudrait pas sous-estimer l’importance des domaines qui sont restés aux mains de l’aristocratie foncière carolingienne.  Il n’ont malheureusement pas laissé de traces dans notre documentation, sinon seulement lorsqu’un acte évoque une donation à une institution ecclésiastique.

Autour de Saintes, on pourrait évoquer la probable existence des domaines de Lembeek, de Pepingen (Pepingen, Bellingen, Beert et Bogaarden), de Ronquières, de Hoves (Hoves, Graty, Enghien, Petit-Enghien), de Marcq, de Silly (Silly, Bassily, Foulen et Gondregnies), etc., fort probablement restés aux mains de laïques.

 

Un paysage fortement boisé et troué de multiples clairières culturales

 Saintes est situé dans une région où les grands domaines, en particulier ceux qui appartenaient aux abbayes, étaient nombreux.

Les domaines mérovingiens ou carolingiens se lovaient généralement au fond d’une vallée plus ou moins importante.  Les bâtiments domaniaux étaient construits à proximité du cours d’eau, à la limite des prairies naturelles et des cultures.  Les champs s’étendaient jusqu’à mi-pente sur les coteaux.  Au-delà, ce n’était encore que bois et bruyères.  De l’autre côté de la ligne de crête, dans la vallée voisine, un autre domaine s’étalait au pied du cours d’eau.

 Il est difficile de se représenter l’allure générale de la région aux époques mérovingienne et carolingienne.  La nature sauvage (forêts, marais, bruyères) occupait encore une place très importante.  La Forêt Charbonnière, dont la forêt de Soignes, les Bois de Halle, du Strihoux et de la Houssières ne sont plus que de maigres vestiges, couvrait une part importante de nos terroirs.

La Charbonnière n’était cependant pas une forêt impénétrable, ni un désert où les implantations humaines feraient figure d’exception.  Dès l’époque romaine, elle est transpercée de voies de communication importantes, notamment par les chaussée Bavay-Tongres et, très proche de Saintes, Bavay-Asse.  Entre ces deux voies principales, une multitude de très vieux chemins, dont les plus importants ont été améliorés et rendus carrossables par les romains, sillonnaient la région.

Des domaines gallo-romains avaient, jadis, largement entamé la couverture boisée, poursuivant des défrichements préexistants.  Et s’ils ont, pour la plupart, été abandonnés dès les IIe ou IIIe siècles, les grandes clairières qui trouaient la forêts se sont, en grande partie, maintenues.  Des populations indigènes ont continué à en exploiter certaines portions, laissés libres par suite de la disparition des villas gallo-romaines et de leurs vastes cultures.  Les populations franques s’y installèrent progressivement et y taillèrent de nouveaux domaines, désormais aux mains d’une nouvelle aristocratie foncière.

Les recherches toponymiques attestent la reprise en main de nos terroirs dès les Ve-VIe siècles.  L’abondance de villae carolingiennes et leur probable existence dès l’époque mérovingienne confirment que les nouveaux cadres territoriaux sont très tôt en place.  Ce sont eux qui donneront naissance à nos villages et à leurs territoires.

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Dernière version : 31/07/2017 – © Luc DELPORTE

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