Saintes : cadre hydrographique

Cours d’eau

Comme le dit G.P. Speeckaert [Histoire de Saintes, manuscrit, p. 17], « aucun cours d’eau important ne traverse le territoire de Saintes.  Il s’en faut cependant de peu, puisque la Senne n’est distante que de deux cent mètres de son extrême point sud ».  Comme ruisseaux, il cite d’après la carte militaire au 20.000e, le Mussain, le Laubeek, le Pétin Bois, la Petite Laubeek, le ruisseau de Wisbecq et celui de Froye.  Cet état des lieux est incomplet !

La Quenestine ou le Laubecq !

Le principal cours d’eau qui arrose le territoire saintois est le Laubecq, c’est-à-dire littéralement le ruisseau [du domaine] de Lobbes.  Le nom ancien de cet affluent de la Senne (rive gauche) est la Quenestine, appellation encore utilisée à la fin du XVIIIe siècle dans certains documents.

Comme dans beaucoup d’autres cas, les différents tronçons de ce cours d’eau ont pu porter des noms particuliers.  Lorsqu’il déverse ses eaux dans la Senne, il est appelé le ruisseau de Froye, appellation qui lui est donnée depuis la ferme de Froye jusqu’à son confluent avec la Senne.  En amont de la ferme de Froye jusqu’au confluent avec le ruisseau de Mussain, on le rencontre généralement avec le nom de Laubecq.  En amont du point où il reçoit les eaux du Mussain, il porte officiellement le nom de ruisseau de Steencup – lieu dit situé à la limite de Bierghes et de Petit-Enghien où il a ses sources -, mais dans les textes il est plus souvent appelé le ruisseau d’Annecroix.  En amont du Steencup, il se ramifie en plusieurs filets d’eau provenant de diverses sources.  Certaines de ces ramifications portent parfois un nom.

Dans un texte de 1786, le ruisseau du Laubecq porte encore le nom de « rieu de Quenestinne » :

Entre l’église et les habitations du côté du midi à la distance d’un quart de lieue de l’église se trouve le rieu de Quenestinne.  Les habitants au delà dudit rieu sont quelque fois empêchés en tems d’hiver de venir à l’église à cause du débordement des eaux et en ce cas doivent aller en partie à Quenast pour y entendre la messe ou au hameau de Wisbecq où il y a une chapelle succursale dépendante de cette paroisse avec un prêtre qui y réside chargé de la cure d’âmes ». [AGR, GSB, 8778]

Le sous-bassin hydrographique du ruisseau de Quenestine / Laubecq, affluent de la Senne, forme une cuvette qui offrira le cadre naturel et géographique dans lequel se formera et se développera le village de Saintes.  La ligne de séparation des eaux de son bassin et de celles des bassins voisins forme une limite naturelle, matérialisée par une très vieille couverture boisée « en couronne » enserrant littéralement le vieux domaine et la paroisse primitive de Saintes.

Remontons la Quenestine depuis son embouchure dans la Senne jusqu’à ses sources.  Après quelques centaines de mètres, juste après le Pont de Pierre permettant au Chemin Vert (très ancien chemin) de passer la rivière, notre ruisseau reçoit les eaux d’un filet d’eau (rive gauche) qui coule nord-sud depuis …

Le Mussain

Le Wisbecq

 

Ouvrages d’art

Un texte de 1769 signale le pont du Jonquoir « construit cette année ».[G.P. SPEECKAERT, Histoire de Saintes, manuscrit, p. 17]

 

ARTICLE ENCORE EN CHANTIER

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© Luc DELPORTE – 17/08/2017.

 

 

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