La statuaire dans l’église Sainte-Renelde

Statue de sainte Renelde pèlerine Située en hauteur, au-dessus de la grille d’entrée de la chapelle Sainte-Renelde, elle est la plus ancienne des statues de l’église.  Cette statue bruxelloise, marquée du maillet, aurait été réalisée vers 1490-1495 dans les ateliers de Jean Borman.  Sainte Renelde, yeux mi-clos, bouche fermée, médite.  Elle tient de la main gauche un livre largement ouvert et est munie, dans la main droite, d’un bâton de pèlerin avec gourde.  Un voile ombre son visage, un autre sa gorge.  Elle est coiffée d’un large chapeau, chargé d’une coquille rappelant son état de pèlerine.  Enfin, elle porte une longue cape et une panetière. La sainte Renelde, marquée du maillet, se classera parmi les statues les plus remarquables de la région; elle doit être de l’entourage de Jan Borman comme l’est la sainte Gertrude de l’église de ce nom à Etterbeek.  [J. DE BORCHGRAVE D’ALTENA, Notes pour servir à l’inventaire des oeuvres d’art du Brabant, arrondissement de Bruxelles, Bruxelles, 1947, p. xxii. Joseph Destrée signale qu’elle était autrefois polychromée.  Elle fut vraisemblablement restaurée – décapée ? – au XIXe siècle.  En effet, le 12 juillet 1860, une somme de 25 fr. était payée à Mr Malfait « pour restaurer une ancienne statue de Ste Renelde ». Dans son étude sur les sculptures bruxelloises au « maillet », J. de Borchgrave d’Altena signale que les sculptures sorties des ateliers bruxellois étaient autrefois très nombreuses.  Beaucoup ont aujourd’hui disparu.  Ces statues se situent entre 1470 et 1530 environ et elle sont nombreuses entre 1490 et 1515.  Plusieurs d’entre elles ont des caractères bormanesques.  A quelques exceptions près, ce sont des travaux bien faits. Le...

Le retable gothique de l’église Sainte-Renelde

Le retable de sainte Renelde a fait l’objet de plusieurs études ou notices. La dernière en date, très fouillée et remarquablement documentée, est due à la plume d’Anne Dubois. Elle y fait le point des connaissances et propose de nouvelles hypothèses quant aux attributions et à la datation de cette oeuvre majeure. Nous la suivrons donc ici en très grande partie. Au tournant du Moyen Age et de la Renaissance, un retable consacré à divers épisodes de la vie de sainte Renelde a été réalisé pour orner le maître-autel du choeur de l’église de Saintes. Vers 1762, à l’occasion de travaux important au choeur, l’autel gothique est remplacé par un nouvel autel baroque. Le retable est alors remisé dans l’offrandière, sorte de baraque en bois installée à l’entrée de l’église pour accueillir les pèlerins. Au milieu du XIXe siècle, lorsque le curé Philippe Steen, lancé dans une dynamique de restauration et d’embellissement de l’église, décida de démonter ce comptoir, il y retrouva le retable oublié là depuis des décennies. Conscient de sa valeur, le curé parvint à convaincre la Fabrique d’église de le restaurer. Cela se fit vers 1855-1856 par le sculpteur bruxellois François Malfait. Après sa restauration, qui coûta la somme de 2400 francs de l’époque et qui fut réalisée avec l’aide financière de l’Etat et de la Province, et l’approbation technique de la Commission Royale des Monuments, le retable pris place dans la chapelle Sainte-Renelde où il se trouve aujourd’hui encore, en lieu et place d’un grand autel, adossé contre le mur, lequel fut vendu le 19 février 1857 pour la somme de 230 frs au curé...

Le maître-autel (autel Sainte-Renelde)

L’église de Saintes comptait plusieurs autels, l’autel Sainte-Renelde dans le choeur, l’autel de la Vierge dans le transept nord, un autre autel Sainte-Renelde dans la chapelle Sainte-Renelde, un autel Sainte-Anne et un autel Saint-Roch. Le maître-autel ou autel majeur, placé dans le choeur de l’église de Saintes, est logiquement consacré à sainte Renelde, patronne de la paroisse. Il date de 1763 et remplace un autel plus ancien dont on ne sait que peu de choses. AUTEL - défénitions Les autels et leur environnement Autel : Construction ou meuble sur lequel est célébré le sacrifice de la messe. L’autel est composé d’une partie horizontale, la table d’autel, placée sur un support aux formes variées. L’autel peut-être appelé de façon différente suivant son emplacement (maître-autel, etc.), sa fonction liturgique privilégiée (autel du Saint Sacrement, etc.). [Thesaurus, p. 30] Pierre d’autel : Pierre naturelle de dimension réduite, d’un seul bloc, consacrée et encastrée dans une table d’autel. [Thesaurus, p. 32] Degré d’autel : Ensemble de marches, souvent au nombre de trois, permettant d’accéder à un autel. L’autel est souvent construit sur un degré d’autel. [Thesaurus, p. 35] Plate-forme d’autel : Marche supérieure d’un degré d’autel, degré d’autel à une seule marche, ou plate-forme en bois posée sur un degré. La plate-forme d’autel est parfois décorée. [Thesaurus, p. 35] Gradin d’autel : caisson ou tablette servant d’étagère, posé sur un autel, à l’arrière et en retrait ; le gradin d’autel sert à poser une croix d’autel, des chandeliers d’autel et divers autres objets. Un autel peut avoir plusieurs gradins. Les gradins peuvent contenir des reliques. [Thesaurus, p. 36] Parement d’autel : Elément de...

La chapelle Sainte-Renelde dans l’église de Saintes

Datation Pour G.P. Speeckaert, la chapelle Sainte-Renelde fut probablement construite en même temps que l’église. C’est une opinion que je ne partage pas. Il signale qu’elle est représentée sur un plan de 1759 et qu’à l’occasion du procès qui eut lieu à cette date au sujet de l’agrandissement du choeur, on fait remarquer que le choeur ne recevait le jour que de cette chapelle. Il en déduit qu’elle dut subir quelques transformations car, dans l’état actuel, elle ne laisse passer aucune lumière dans le choeur. Il date les travaux de 1764, cette date étant inscrite sur la porte ferronnée par laquelle on accède à la chapelle en venant du collatéral sud de l’église. La date qui orne la grille n’est évidemment pas celle de la construction de la chapelle. Je n’ai en tous cas rien trouvé qui permettent de situer des travaux importants à cette chapelle au moment de l’agrandissement de choeur. Elle se rapporte donc plus vraisemblablement à la grille elle-même, réalisée dans la foulée de l’embellissement de l’église consécutif aux travaux du choeur. Le Patrimoine Monumental de la Belgique date la chapelle du XVIIe siècle. Le plan de l’église qui accompagne la notice sur Saintes la situe même dans la première moitié de ce siècle. En 1687, on commanda deux autels, l’autel de la Vierge et l’autel Sainte-Renelde destiné à cette chapelle. Marie-Louise Bosman pense que cette chapelle fut restaurée vers 1900, du moins en ce qui concerne la décoration murale. Il est vrai que d’anciennes photographies montrent la chapelle ornée de fresques néo-gothiques importantes et de décors peints. On ignore cependant à quelle époque exacte ces...