Les cadres territoriaux et administratifs

Le village de Saintes fit partie de différentes entités au cours de son histoire.   Les retracer toutes n’est pas simple tant elles furent nombreuses et mouvantes. . Avant les invasions germaniques . Au Haut Moyen Age Il n’est pas possible d’entrer ici dans les détails des différentes circonscriptions civiles dont dépendit Saintes à l’époque franque.  Disons simplement que notre région était comprise dans le pagus de Brabant au IXe siècle. . Au temps des Principautés territoriales médiévales . Comté de Hainaut Aux XIIe siècle principalement, les principautés territoriales que l’on connaîtra par la suite se mettent progressivement en place.  L’ancien Brabant où l’on retrouve toute la région d’Enghien et le village de  Saintes, était disputés par les comtes de Flandre, de Hainaut et de Louvain.  Une nouvelle frontière se dessinera à cette époque, non sans conflits.  Finalement, Saintes basculera dans le comté de Hainaut, alors que Tubize et Rebecq, par exemple, passèrent dans le duché de Brabant. . Châtellenie de Braine-le-Comte Pour administrer son comté, le prince va mettre en place les juridictions administratives que sont la châtellenie de Braine-le-Comte, le bailliage d’Enghien, la prévôté de Mons, etc.  Ces juridictions resteront en place jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et, comme on le verra, Saintes ressortissait alors à la châtellenie de Braine-le-Comte.  Mais il n’en fut pas toujours ainsi.  Ainsi, à la fin du XIIe siècle, le châtelain de Braine-le-Comte intervient déjà à Saintes, ce qui fait penser que le village était de sa juridiction.  Pourtant, dans les listes d’impositions de la fin du XIVe siècle, les plus anciennes qui soient conservées, assez étrangement c’est dans la prévôté de...

Saintes : un village à la frontière linguistique

Il y a lieu de noter la situation du village de Saintes à la frontière linguistique du pays.  De nombreux auteurs se sont interrogés pour savoir si la région a toujours été francophone.  Lessabée, en 1534, disait de Halle que cette localité est très versée dans les deux langues à cause de sa situation aux limites des pays flamands et wallons. [S.P. Speeckaert, Histoire de Saintes, manuscrit, p. 8]  Godefroid Kurth [La frontière linguistique en Belgique, 1896], étudiant la question de la frontière liguistique en Belgique, a écrit à propos de Bierghes et de Saintes : « sur le premier de ces villages, je n’ai pu recueillir de renseignements précis ; quant au second, nos plus anciens documents toponymiques ne remontent pas au delà de 1748.  Ils sont romans, bien qu’avec quelques noms à radical germanique indiquant qu’on se trouve sur la frontière : bois d’Estehou, champ de Burgestray (Bergtraet), la Lanbecq.  Mais rien ne prouve un fléchissement de la frontière linguistique de ce côté ».  G.P. Speeckaert [Histoire de Saintes, manuscrit, p. 8-8bis] produit le relevé linguistique établi pour Saintes par les statistiques officielles du 30 décembre 1900.  Sur 1.246 hommes habitant la commune, 846 parlent uniquement le français ; 83 parlent le flamand seulement ; 266 parlent les deux langues.  Sur les 1.210 femmes, 851 parlent le français seulement ; 98 le flamand uniquement ; 212 les deux langues. G.P. Speeckaert releva deux délibération du Conseil communal de Saintes qui démontrent à ses yeux quel était le régime linguistique naturel de la commune.  Dans sa séance du 10/10/1920, le Conseil communal décida à l’unanimité d’adresser au Sénat une protestation contre le projet de loi voté le...
Situation géographique du village de Saintes

Situation géographique du village de Saintes

Saintes est une ancienne commune fusionnée avec Tubize depuis le 1er janvier 1977.  Auparavant, Saintes, en flamand Sint Renelde, était une commune de la province du Brabant, située sur la chaussée de Halle à Enghien (N 6), et sur la voie ferrée de Bruxelles à Tournai, à 22 km de Bruxelles, à 7 km de Halle, à 9 km d’Enghien, à 5 km de Tubize et de Rebecq.  Les communes limitrophes étaient celles de Bierghes, Bogaarden, Pepingen, Bellingen, Lembeek, Tubize, Quenast et Rebecq-Rognon.  Jusqu’en 1962, le village dépendait de l’arrondissement administratif et judiciaire de Bruxelles et du canton de justice de paix de Halle.  G.P. Speeckaert donne une description du village vers 1950 qu’il nous semble intéressant de reproduire ici. [Histoire de Saintes, manuscrit, p. 11]      Le village de Saintes est situé dans la partie fertile de la moyenne Belgique.  La terre y est limoneuse, compacte, lourde, se travaillant difficilement.  Elle est riche mais avare.  Le sol est ondulé et les limites de la commune se trouvent sur les bords d’une sorte de cuvette, dont la hauteur maximum est de 96 m.  Cette cuvette est coupée en deux parties par la route Halle-Enghien.  Les parties les plus basses (45 m) se trouvent de part et d’autre de cette route.  Le ruisseau principal s’appelle le ruisseau de Froye ; il traverse le sud de la commune et se dirige du N.-O. au S.-E., pour se jeter dans la Senne en amont de Tubize.  Ses affluent sont le Laubeek, le Wisbecq et le Radoux.  Le terrain ayant trop de valeur, il n’y a que très peu de bois, dans lesquels dominent...