Chemin n° 2 : Chemin de Tubize à Heikruis

Dénomination dans l’Atlas : Chemin de la Croix Carlier et rue des Patates Direction : chemin de Tubize à Heikruis par la Croix Carlier et la ferme d’Herbecq Autres noms donnés : Chemin de Tubize – Chemin de la Cense d’Herbecq Weg van Heykruys naar Tubize (plan cadastral primitif) 1830-1834. Noms actuels : tronçon disparu – avenue de Landas – rue Julien Marsille – rue Jean Duc – rue de Platin Bois Ce chemin avait une largeur officielle de 6m.  Son entretien incombait à la commune de Saintes et, pour partie, à la commune de Pepingen. Nous le décrivons dans le sens inverse de l’Atlas, en partant de Tubize et en allant vers le nord en direction d’Heikruis.  On notera que ce chemin ne passa pas par le centre du village, ni par l’ancien centre domanial.  A Tubize, il passe la Senne puis remonte vers Saintes par le Chemin des Montagnes (actuelle Chaussée d’Hondzocht).  Lorsqu’il a rejoint le chemin venant de Lembeek, il quitte le tracé actuel de la Chaussée d’Hondzocht (dont le dernier tronçon n’est pas antérieure à la fin du XIXe siècle) et rentre sur le territoire de Saintes.  Il passe près de la ferme de Ramelot (actuellement ferme de Landas) pour aboutir à la Chaussée d’Enghien.  Il convient de dire, ici déjà, que cette chaussée n’est pas antérieure à 1769.  Actuellement la Croix Carlier (un calvaire) se trouve au carrefour avec la chaussée.  Le Grand Chemin de Halle à Enghien, qu’elle a remplacé, se trouvait à quelques dizaines de mètres plus au nord.  C’est au croisement de ce vieux chemins, appelé le Croisipié, que se trouvait...

Chemin n°1 : Chemin de Saintes à Rebecq

Dénomination de l’Atlas des chemins : Chemin du Pont de la Brasserie Direction : chemin de Saintes à Rebecq par le Pont de la Brasserie et la ferme du Buchot Autres noms rencontrés : Chemin du Pont de la Brasin(n)e Chemin du Pont de la Brasserie (Plan Popp) Groote baen van Ste Renelle naar Rebecq-Rognon (plan cadastral primitif) 1830-1834 Nom actuel : rue de Rebecq Ce chemin avait une largeur officielle de 6m.  Son entretien incombait à la commune de Saintes, sauf pour une petite partie où la commune de Rebecq devait intervenir au même titre que celle de Saintes. Ce chemin démarre de la place du village, descend vers et passe devant le château de Saintes, dit de Poederlé, puis se prolonge vers l’ancien centre domanial de l’abbaye de Lobbes, la ferme du Laubecq. C’est là que se trouvait le point névralgique ancien du vieux domaine de Saintes.  Il n’est donc pas étonnant que l’on trouve là un noeud routier important dont la ferme du Laubecq est, en quelque sorte, le point central.  Au centre de ce carrefour se trouvait un trieu (le trieu Maquière), c’est-à-dire une terre vague appartenant à la communauté, où les manants pouvaient faire paître leurs bestiaux.  Le chemin que l’on vient de suivre, et qui de la ferme du Laubecq conduit au centre du village, se prolongeait vers le nord (Katte Molen à Beert) par Mussain et vers l’est en direction de Halle.  Au niveau de la ferme du Laubecq, il est croisé par le chemin n° 8, conduisant de Tubize au Grand Trou (lieu-dit situé à Bierghes), pratiquement à la jonction des...

Saintes : cadre hydrographique

Cours d’eau Comme le dit G.P. Speeckaert [Histoire de Saintes, manuscrit, p. 17], « aucun cours d’eau important ne traverse le territoire de Saintes.  Il s’en faut cependant de peu, puisque la Senne n’est distante que de deux cent mètres de son extrême point sud ».  Comme ruisseaux, il cite d’après la carte militaire au 20.000e, le Mussain, le Laubeek, le Pétin Bois, la Petite Laubeek, le ruisseau de Wisbecq et celui de Froye.  Cet état des lieux est incomplet ! La Quenestine ou le Laubecq ! Le principal cours d’eau qui arrose le territoire saintois est le Laubecq, c’est-à-dire littéralement le ruisseau [du domaine] de Lobbes.  Le nom ancien de cet affluent de la Senne (rive gauche) est la Quenestine, appellation encore utilisée à la fin du XVIIIe siècle dans certains documents. Comme dans beaucoup d’autres cas, les différents tronçons de ce cours d’eau ont pu porter des noms particuliers.  Lorsqu’il déverse ses eaux dans la Senne, il est appelé le ruisseau de Froye, appellation qui lui est donnée depuis la ferme de Froye jusqu’à son confluent avec la Senne.  En amont de la ferme de Froye jusqu’au confluent avec le ruisseau de Mussain, on le rencontre généralement avec le nom de Laubecq.  En amont du point où il reçoit les eaux du Mussain, il porte officiellement le nom de ruisseau de Steencup – lieu dit situé à la limite de Bierghes et de Petit-Enghien où il a ses sources -, mais dans les textes il est plus souvent appelé le ruisseau d’Annecroix.  En amont du Steencup, il se ramifie en plusieurs filets d’eau provenant de diverses sources.  Certaines de...
La chaussée d’Enghien

La chaussée d’Enghien

La construction de la chaussée actuelle de Halle à Ath fut décidée en 1765.  Après trois ans de travaux, la route fut terminée, la section de Halle à Enghien à la fin de juin 1769, et la section d’Enghien à Ath au mois d’octobre de la même année. [E. MATTHIEU, Histoire de la ville d’Enghien, Mons, 1876, pp. 248-253] Cette grand route de Halle à Enghien a été refaite et bétonnée, dans son tronçon de Saintes, en 1933. [G.P. SPEECKAERT, Histoire de Saintes, manuscrit, p. 20.]  Au sujet de l’ancien tracé du chemin qui conduisait de Halle à Enghien, Fr. Martens écrit ce qui suit : « Anciennement, on pouvait se rendre de Hal à Enghien, et vice-versa, par deux chemins différents ; le premier, le plus direct, passait par Bierghes, le second par Hautecroix.  On suivait d’abord la chaussée de Mons sur une longueur de 130 verges environ ; à gauche de cette chaussée on voyait ici deux maisons, le chemin d’Enghien abandonnait là la chaussée et tournait à droite.  A peu près 110 verges plus loin, le vieux chemin croisait la nouvelle route et la longeait à gauche jusqu’au lieu appelé Clirpriau à environ 500 verges de la ville, où l’on voyait quelques maisons.  A ce point, le vieux chemin passait à droite de la chaussée et bifurquait immédiatement en deux embranchements que nous venons de citer.  Le premier tournait les maisons de Malavisé et revenait à la chaussée 65 versges plus loin, un peu en deçà d’une chapelle située à la gauche de la chaussée ; il suivait alors celle-ci sur une longueur de 60 verges et envoyait à droite un embranchement...

Chemin n° 4 : Chemin de Saintes à Heikruis par Mussain

 Dénomination dans l’Atlas : Chemin du Jonquoi Direction : Chemin de Saintes à Heikruis par le hameau de Mussain Autres noms donnés : pire de Mussain Noms actuels : rue Jospeh Wauters – rue de la Station – rue du Gros Chêne – tronçon disparu Description La largeur officielle de ce chemin était de 6 m en 1841. Il part de la Place de Saintes et rejoint la chaussée, auparavant le Vieux chemin de Halle à Enghien, au hameau de Saint-Roch.  Au-delà de ce carrefour, il se prolonge en direction du parc de Mussain, passe à droite de l’entrée monumentale (disparue) et longe le domaine.  Il atteint alors le Gros Chêne de Mussain où il croise le chemin n°2.  Il poursuit au-delà à travers le bois du Stéhout jusque sur le territoire de Bellingen. Sa dénomination comme le « chemin du Jonquoi » dans l’Atlas des chemins vicinaux pose un problème d’interprétation. Ancienneté En 1841, il faisait partie des 6 chemins dont la largeur officielle était de 6 m, donc des chemins les plus importants sur le territoire de Saintes.  Selon l’archéologue René Borremans, il s’agissait d’un chemin romain qui partait du Katten Molen (sous Beert), depuis le diverticule entre Halle et Kester, et se dirigeait vers le sud jusqu’à Rebecq et le passage de la Senne (= chemin n° 1).  Notre chemin serait donc le tronçon nord de ce diverticule  à partir du village de Saintes.  C’est au bord de ce chemin que se trouve le site médiéval important de Mussain, là où le chemin croise un petit ruisseau dont la source provient du Humbier et qui se jete dans le Mussain dans le domaine même. . Dernière...

Chemin n° 3 : Chemin de Saintes vers Halle

Dénomination dans l’Atlas : Chemin de la Cure Direction : Chemin de Saintes vers Halle Autres noms donnés : Noms actuels : rue de la Cure   Au moment de la rédaction de l’Atlas des chemins vicinaux de 1841, ce chemin n’existe plus que sur 348 m, de la Place du village à la chaussée de Halle à Enghien.  Avant 1769 et la construction de cette chaussée, il se prolongeait jusqu’à la ferme du Humbier et rejoignait le vieux chemins de Halle à Enghien.  Ce vieux chemin, devenu inutile, a pratiquement disparu sur tout son tracé après la construction de la chaussée.  Il nous faudra donc envisager séparément le Vieux chemin et la chaussée de Halle à Enghien.  Le chemin dont il est question ici ne sera donc envisagé que comme une liaison entre l’agglomération villageoise et la chaussée, ce qui correspond exactement à l’actuelle rue de la Cure. La largeur officielle de ce chemin était de 6 m en 1841. Ce chemin quitte la place à l’un de ses 4 angles, longe la cure et son parc qui lui ont donné son nom, et rejoint la chaussée d’Enghien un peu plus loin, après une courbe vers la gauche. . Dernière version : 20/07/2013 – © Luc...