Liste chronologique des documents sur l’histoire de Saintes

IXe siècle 868-869 : Polyptyque de l’abbaye de Lobbes ca 889 : Liste courte des biens de l’abbaye de Lobbes Xe siècle fin Xe s – 1038 : Liste longue des biens de l’abbaye de Lobbes XIe siècle 1092 : Mention de Liébert et Gillard de Saintes dans un acte Gérard II, évêque de Cambrai, en faveur de l’autel Saint-Pierre de l’église de Soignies.  1100 : Acte d’incorporation de l’église de Sainte dans le patrimoine de l’abbaye de Lobbes XIIe siècle 12/05/1135 n.st. : Bulle du pape Innocent II confirman les possessions de l’abbaye de Lobbes – document douteux / datation discutée 1142 : Mention de Bernier et Steppon de Saintes dans l’acte de confirmation de la vente de Renissart par Hugues le Pauvre à l’abbaye de Ninove 2/12/1150 : Bulle du pape Eugène III confirmant les possessions de l’abbaye de Lobbes 1173 : Règlement d’avouerie de Saintes – + édition par L. Delporte dans Chartes-lois en Hainaut 1179 : Mention de Gillard de Saintes dans un acte d’assainteurement fait par Gossuin de Ville au profit de l’abbaye Saint-Ghislain 1180 : Jean de Herbecq donne à l’abbaye de Ninove son alleu à Saintes + renonciations de membres de sa famille. 1181 : Walter, neveau de Jean de Herbecq, renonce à ses prétentions sur l’alleu de Herbecq 1181/1183 : donations à l’abbaye de Ninove par Adam de la Court-au-Bois et Lucie de Trop de terres situés à Herbecq 1183 : Mathilde, nièce de Jehan de Herbecq, donne à l’abbaye de Ninove son alleu situé à Saintes + renonciations de membres de sa famille 1184 : Bernard de Grand Rieu, neveau...

Un campement néandertalien sur la Montagne de Ramelot / Bois d’Achonfosse

G. TAELMAN, Tubize/Saintes : Un site moustérien, dans Chronique de l’archéologie wallonne, t. 18, pp. 16-17.  Voir en ligne . Evocation d’un campement de l’homme de Néandertal. © B. Clarys. A la limite des territoire de Saintes et de Tubize, sur une hauteur dominant les environs occupée par les vestiges du Bois d’Achonfosse (Tubize), Guido Taelman a découvert, lors de prospections archéologiques, un important site préhistorique moustérien. Il s’agit d’une concentration d’artefacts remontant au Paléolithique moyen.  Le matériel récolté se compose essentiellement d’éclats de débitages, de débris et de nucléus.  On distingue des nucléus, des lames et des éclats levallois.  Parmi les outils, peu représentés, on note la présence d’un racloir à retouche biface et d’une lame retouchée.  L’ensemble des découvertes évoque le Moustérien, sans que l’on puisse à ce stade être plus précis. Essai d’interprétation Cette découverte permet d’établir la présence, il y a plus de 30.000 ans, de populations nomades néandertaliennes sur le territoire de Saintes/Tubize au Paléolithique moyen (300.000 à 30.000 BP).  Vu la relative concentration des vestiges, on peu imaginer ici un campement temporaire où l’homme de néandertal s’installa quelques temps et tailla le silex.  La situation privilégie du site, sur une hauteur dominant les environs de tous les côtés, lui permettait vraisemblablement de surveiller les troupeaux qu’il chassait et qui séjournaient dans les vallées de la Senne et du Laubecq. Silex taillés découverts à Saintes (Montagne de Ramelot / Bois d’Achonfosse)   Luc DELPORTE – 16/08/2017....

Une ferme gallo-romaine au bord d’une route antique

E. DE WAELE, M. VAN ASSCHE et L. DELPORTE, Une ferme gallo-romaine au bord d’une route antique, dans Chronique de l’archéologie wallonne, t. 22, 2014, pp. 36-39.  Voir en ligne   Les traces d’un petit bâtiment gallo-romain sur poteaux de bois ont été découvertes lors de l’aménagement du zoning de Saintes, à proximité immédiate du carrefour (aujourd’hui rond point) de la chaussée d’Enghien et de la rue Julien Marsille.  Des traces ont été remarquées par Michel Van Assche lors d’une inspection informelle des travaux de terrassements.  Dès le lendemain, les archéologues de la RW se rendaient sur place pour examiner les vestiges.  Malheureusement, l’avancement des travaux avait déjà fait disparaître ce qui était visible la veille.  Heureusement, Michel Van Assche avait immédiatement effectués de premiers relevés.  D’autres traces étaient apparues suite à l’extension des terrassements.  Une fouille de sauvegarde fut alors entreprise en toute urgence.  Quelques trous de poteaux, des fragments de tuiles et de céramiques gallo-romaines furent recueillis. Sur la base des éléments retrouvés, on peut déduire que le bâtiment, identifié comme une petite ferme, devait avoir une largeur d’environ 6m.  Sa longueur n’a pas pu être déterminée.  Il était implanté parallèlement aux courbes de niveaux.  La façade principale devait être orientée au sud-ouest en direction du vallon formé par le Petit-Laubecq. Cette ferme était située à peu de distance (7,6km à vol d’oiseau) du vicus de Kester établi sur la chaussée Bavay-Asse.  Elle était bordée par une ancienne route renseignée dans l’Atlas de chemins vicinaux comme le chemin de Tubize à Heikruis.  Cette route de 6m de large, aujourd’hui en partie disparue ou réduite à un simple...
La région au Néolithique

La région au Néolithique

Pourquoi placer les débuts de notre histoire au Néolithique ? Parler du village de Saintes au Néolithique n’a évidemment aucun sens.  Les premiers hommes à s’installer durablement dans la région et à y pratiquer l’agriculture et l’élevage évoluaient dans un milieu qui n’avait rien à voir avec celui que nous connaissons. Reconstituer avec précision le paysage local à cette époque n’est pas facile, mais on peut s’imaginer la région couverte par la forêt, celle que l’on appellera beaucoup plus tard  la Charbonnière.  Cette forêt dense est sillonnée de cours d’eau d’importance moyenne et de petits ruisseaux.  Les vallées qu’ils dessinent, avec leurs fonds marécageux et herbeux,  structurent le paysage.  C’est à la lisière de la forêt et des prairies naturelles, bien à l’abri mais à proximité de l’eau, que les hommes s’implanteront le plus volontiers.  Ils pourront ainsi pratiquer l’élevage, défricher quelques parcelles de terrains forestiers favorables et les mettre en culture.  Le cours de la Quenestine-Laubecq et de ses affluents nous fournit donc le cadre dans lequel ces hommes du Néolithique ont évolué.  Cette « vallée » ne peut cependant être envisagée isolément, comme s’il n’y avait rien au-delà des modestes reliefs qui la bordent. Il y a bien sûr des traces du passage de l’homme bien avant le Néolithique.  Mais il s’agit alors de peuplades nomades qui ne font que passer épisodiquement au gré des déplacements des troupeaux qu’ils suivent.  Leurs campements ne sont que temporaires et n’ont encore aucune incidence sur le paysage qui les entoure.  Ainsi, Néandertal s’est arrêté sur la Montagne de Ramelot/Bois d’Achonfosse (limite entre Saintes et Tubize) et les derniers chasseurs du Mésolithique ont...