Mai 1206 : Mention de Pierre de Saintes et de son fils Gillard

Th. LEJEUNE, Histoire civile et ecclésiastique de la ville de Soignies, s.d., Mons – Bruxelles, pp. 297-298, n° XXX 1206. – Datum anno Domini m° cc°vj°, mense maio. Otton, seigneur de Trazegnies, fait connaître qu’il a reporté volontairement l’avouerie de Cambron-Saint-Vincent, avec tout ce qui lui appartenait tel que : justice, rentes et hommages, dans la main de son seigneur, Wautier de Lens, et sous le témoignage d’Englebert, sire d’Enghien, de Wautier de Mussain, de Pierre de Saintes, de Gillard son fils, de Guidon de Bagenrieu, de Bauduin del Til, de Thierry de Masnuy, et de Pierre de Villers.  A sa demande, Wautier de Lens transporte cette avouerie à saint Vincent et à l’église de Soignies, en la donnant en aumône perpéturelle au doyen Gabriel et aux autres chanoines du lieu, et aussi sous le témoignage des hommes libres du seigneur de Lens.  Il ajoute qu’il n’a rien retenu dans ledit village, sauf ses serfs et ses serves, ainsi que les dits sainteurs desquels il ne peut exiger que 12 deniers à l’homme, 6 deniers à la femme, chaque année, et à leur mort le meilleur catel.  Il garantit cette convention à l’église de Soignies par serment et en touchant les reliques de saint Vincent. Fol. 50. – De advocatia ville de...

Les seigneurs de Saintes : Gillard de Saintes … 1206 – 1137 …

Gillard, fils de Pierre de Saintes Gillard de Saintes apparaît pour la première fois en mai 1206, en compagnie de son père, Pierre avoué et seigneur de Saintes. [Th. LEJEUNE, Histoire civile et ecclésiastique de la ville de Soignies, s.d., Mons – Bruxelles, pp. 297-298, n° XXX]  Il devait donc être féodalement majeur à ce moment là, ce qui place sa naissance au plus tard vers 1185-1190. Il apparaît seul en 1221, mais est encore qualifié de fils de Pierre, seigneur de Saintes (Signum Gillardi filii Petri domini de Saintes).   Il s’agissait d’un acte par lequel les chanoines de Soignies notifiaient et confirmaient que le seigneur Egéric de la Woupillière (sous Bierghes) avait donné en sainteure à Saint-Vincent sa serve Julienne de Bierghes. Gillard, seigneur de Saintes On sait qu’il faut fixer la mort de Pierre de Saintes vers 1235.  Il était encore cité en 1233 et son fils Gillard semble bien lui avoir succédé comme seigneur de Saintes en 1237. Gillard de Saintes apparaît, en effet, pour la dernière fois, en 1237 (Ghiselardus de Santen).  Il faisait alors partie de l’entourage d’Englebert, seigneur d’Enghien, comme avant lui son père. Dans cet acte, Arnould d’Aa confirmait au monastère de la Cambre les donations de son frère Walter et promettait de les lui garantir contre les réclamations de leur soeur Mathilde et du mari ce celle-ci, Thierry de Walcourt.  Le conflit avait été réglé par voie d’arbitrage.  On avait fait appel au noble seigneur Englebert d’Enghien et à d’autres hommes (non cités nommément) qui s’étaient rendus à Boscum (probablement Bois-Seigneur-Isaac) pour l’occasion.  L’acte était scellé par Arnould d’Aa, mais aussi...

1142 : Mention de Bernier et Steppon de Saintes dans l’acte de confirmation de la vente de Renissart par Hugues le Pauvre à l’abbaye de Ninove

Anno d(omi)ni 1142do apud Loppon, [forte] Lopoing / Gislardus de Corires et Hugo pauper et filius / eius Franco, donum istud, de quo ad annu(m) 1140, re/cognoverunt et renovaverunt, et ut ecclesiae Ni/nivensi ratum et stabile in aeternum removeret, / palam consessi sunt se praedictas terras, silvas et / prata, communem quoq(ue) usum lignorum in sua parte / silva de Seneffia, et pascuarium tam in parochia / de Archennes quam in parochia de Seneffia eccle-/sia nostra vendidisse et in eleemosinam dedisse, / et se warandissam et tutelam, quoties ecclesia exigeret / debere. Recognoverunt etiam se nihil iuris pro his in curia / Reinirsard habere, exceptis tribus solidis nivellensi/bus per annum, et excepta sua parte decima / de terra quae arabilis erat, quando eam intravimus / de sarto nostro suam partem decima in eleemosynam / nobis dederant quod et hic redinsegraverunt. Testes / dom(i)nus Balduinus monachus, Johannes, Wilhelmus / de Loppon, Henricus de Genapia, Henricus de / Was, Brictius de Loppon, Everardus de Rohavia, / Ingelbertus de Stenkerca, Thomas frater eius, / Bernerus de Sainctes, Simon de Samma, Steppo / de Sainctes, Warnerus de Loppon, Wilhelmus de / Holthem villicus, Wer forte Wericus Musthel / de Holthem, Gislenus de Beau(m)mont. AEGand, Abbaye de Ninove, 70, 1142/4-5 Essai de traduction : En l’an du seigneur 1142, à Loupoigne, Gillard de Courrière et Hugues le pauvre et son fils Francon, reconnurent et renouvelèrent ce don de l’an 1140, et, pour qu’il demeure invariable et stable éternellement à l’église de Ninove, publiquement sont concédées les dites terres, bois, prés, l’usage commun du bois dans sa partie du bois de Seneffe, et la commune...

Les confréries Sainte-Renelde

Les recherches menées par Philippe Desmette ont permis d’identifier l’existence de confréries Sainte-Renelde dans 4 paroisses différentes de l’ancien diocèse de Cambrai. Il s’agit des paroisses Saint-Ursmer de Lobbes, Sainte-Elisabeth de Mons, Saint-Jean-Baptiste de Tournai, et bien sûr Sainte-Renelde de Saintes. [P. DESMETTE, Les confréries, pp. 300, 387, 458-460, 510-511] Sur le plan des confréries, les années 1740 et suivantes marquent une intensification du culte de sainte Renelde. Paroisse Saint-Ursmer de Lobbes Elle existe en 1740 et est encore citée en 1743. Elle est encore très mal connue. Peut-être était elle antérieure à 1740. On le sait, le culte de sainte Renelde était fort présent à Lobbes et cela fort anciennement. Cette confrérie obtint 2 brefs d’indulgences à trois ans d’intervalle. La même église comptait également les confréries Notre-Dame (chapelle Notre-Dame), Sainte-Barbe (Chapelle Sainte-Barbe), Saint-Ursmer, et des Trépassés. [P. DESMETTE, Confréries, p. 300] Paroisse Sainte-Elisabeth de Mons Elle existe en 1756 et est encore citée en 1787. On en connaît très peu de choses. Cette confrérie faisait célébrer une messe solennelle le jour de la Sainte-Renelde et un obit pour les confrères le lendemain. Philippe Desmette pense qu’elle pourrait avoir vu le jour vers le milieu du XVIIIe siècle. Elle pourrait pourtant avoir été plus ancienne, car une chapelle dédiée à la sainte existait dans l’église depuis le XVIIe siècle au moins. La paroisse comptait de nombreuses autres confréries : celle du Saint-Nom de Jésus, de Saint-Roch, du Saint-Sacrement, de l’escorte du Saint-Sacrement, de Sainte-Anne (chapelle de la Sainte-Famille), de Sainte-Elisabeth, de la Sainte-Famille (chapelle de la Sainte-Famille), et des Trépassés (chapelle commune avec Notre-Dame de Halle). [P. DESMETTE,...

VIE & CULTE DE SAINTE RENELDE : sommaire

Sur la vie et le culte de sainte Renelde, on pourra toujours consulter : La vie et le culte de sainte Renelde des origines à nos jours, Recueil d’études réunies et présentées par L. DELPORTE, Rebecq-Tubize, 1996. La Vita de sainte Renelde   Iconographie de sainte Renelde Images de sainte Renelde   Culte de sainte Renelde Origine et mode de diffusion du culte Eglise et chapelles dédiées à sainte Renelde Puits, sources et fontaines miraculeuses Les Confréries Sainte-Renelde La Confrérie Sainte-Renelde de Saintes Reliques et pèlerinage à sainte Renelde Invocation à sainte Renelde pour les guérisons   Tour Sainte-Renelde Procession Char de...